mardi 14 avril 2009

La gouvernance de la ville d'Argenteuil

Dégradation des finances de la ville d’Argenteuil:
« Ça suffit comme ça ! »

Le Comité de Circonscription Argenteuil/Bezons du Parti de Gauche ne peut encore rester silencieux sur la politique locale, en l’occurrence celle d’Argenteuil. Qui plus est, la situation financière, léguée par la droite, est très inquiétante.

Compte tenu de la gravité des finances de la ville, il serait absurde de céder à une quelconque polémique. Néanmoins les Argenteuillais sont en droit de connaître la vérité. En effet nos concitoyens sont las de n’avoir aucune visibilité quant à leur avenir.

Par conséquent, nous sommes déterminés à les informer en leur apportant toute la lumière possible sur la gestion budgétaire de la ville qui, au fil de ces dernières années, ne fut pas à la hauteur de leurs attentes, et ce malgré un contexte politique et économique favorable.

La politique budgétaire de la droite 2001/2008 :

Certes, pendant son mandat, la droite n’a pas augmenté la pression fiscale locale. Mais sa politique inconsidérée d’investissement, voire bugétivore l’a contrainte à appuyer sur d’autres leviers. Elle a choisi de financer les investissements par :

- Le contribuable d’hier : en aliénant le patrimoine de la ville, notamment celui du foncier à hauteur de 32 Millions €.(sources budget 2006 et budget 2007).
- Le contribuable de demain :, Le contribuable de demain, en augmentant l’encours de la dette de 50 Millions et en étalant dans le même temps leur remboursement. La durée de celui est passé en une seule année de 12 ans à 21 ans et enfin en faisant recours aux emprunts structurés (sic) qui sont devenus depuis la crise des emprunts « toxiques » .

Pis encore, la gestion calamiteuse de la ligne de trésorerie, avec un découvert de temps à autre de 20 millions € ; a généré des frais financiers très élevés, l’abus des décisions modificatives et le report régulier de reste à réaliser.

La poudre aux yeux
Tous ceux qui suivent les finances de la ville avec sérieux, sans être subjuguer par la présentation des comptes de l’ancien adjoint au maire chargé des finances, savent parfaitement, et ce depuis des années, que la situation est intenable.

Le Comité de Circonscription Argenteuil/ Bezons du Parti de Gauche se refuse sans hésitation de se substituer aux marchands de bonheur, ni d’incarner le rôle de miroir aux alouettes.
Avant tout, c’est le parler vrai qui caractérise sa ligne politique afin de servir Argenteuil et les Argenteuillais(e)s avec sincérité.

Subir des injustices
Cela étant, disons maintenant les choses en toute lucidité. Les Argenteuillais sont, aujourd’hui victimes d’une tripleles contribuables d’hier injustice :

- La première est que les choix locaux antérieurs de la politique fiscale ont eu un impact direct sur les finances de la ville. La réforme en 1993 de la dotation générale de fonctionnement fut, dès lors amputée d’environ 7,5 Millions € par an. A cela, se sont ajoutées une mauvaise gestion budgétaire et une fuite en avant qui s’est soldée en 1995 par un surendettement astronomique. Force est de constater que celui-ci risque de devenir abyssal aboutissant à des conséquences sociales incompatibles avec les valeurs de gauche.

- La deuxième injustice concerne la révision totale de la fiscalité locale, et notamment l’actualisation de la valeur locative que l’on tarde d’engager. En effet comment se fait-il qu’Argenteuil applique une base fiscale de 20,42% pour la taxe d’habitation et de 21,81% du Foncier bâti alors qu’Enghien-les-Bains affecte respectivement 9,17% et 9 ,30 %.

- Et enfin la dernière réside dans le fait que les Argenteuillais sont perdants à tous les niveaux. Effectivement, depuis pratiquement 15 ans, les majorités successives font payer le contribuable d'hier par les cessions patrimoniales, les contribuables d’aujourd’hui par les fortes pressions fiscales mais aussi les contribuables de demain par les emprunts.

Des préconisations
Compte tenu de cette réalité financière, reconnue par la passivité de la droite, lors du dernier conseil municipal consacré au budget primitif de la ville, il nous semble urgent de bâtir une vraie politique de gauche :

- Premièrement, mettre en place un dispositif d’éducation populaire s’agissant de la structure et de la construction du budget communal. Il convient alors de l’expliquer davantage aux argenteuillais, d’une façon plus régulière et encore plus pédagogique, afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Ainsi les Argenteuillais(e)s se rendront compte par eux-mêmes des inégalités entre les villes, d’autant que celles-ci sont aggravées par le désengagement de l’Etat. Cette prise de conscience collective est vitale. À défaut il ne pourrait y avoir une redistribution plus équitable et plus juste entre les villes riches et les villes pauvres.

- Deuxièmement, opter pour le benchmarking politique.Une telle conception d’agir peut également aider à trouver des solutions en les adaptant bien évidemment à une réalité locale. Sarcelles est un bon exemple pour notre ville. Avec une population socialement modeste et 74% de logements sociaux, elle n’a pas pour autant augmenté la pression fiscale.

- Troisièmement, mettre en exergue les atouts de la ville. De ce fait, des sociétés, notamment dans le secteur de la haute Technologie de l’information et de la communication seraient intéressées pour s’y installer. Il en va de même pour la valorisation culturelle et touristique de la ville qui, à ce stade, n’est pas du tout suffisante.

- Enfin, gérer le budget de la ville d’une façon rigoureuse, transparente, démocratique et participative. Il est fort à craindre que la situation financière arriverait à un point où la mise sous tutelle serait inéluctable. Ce qui n’est le souhait d’aucun responsable politique de gauche digne de ce nom.

Quant à la gestion du budget de la ville de l’actuelle équipe municipale, nous ne voulons ni faire un procès d’intention ni donner un blanc seing.

Il lui appartient alors de faire preuve d’une gestion budgétaire plus créative et plus à gauche.
Après l’élaboration du compte administratif au mois de Juin 2009 de la ville, nous aurons, en tout état de cause l’occasion de nous exprimer en toute objectivité, liberté et responsabilité.

Il y va de notre engagement pour servir Argenteuil et les Argenteuillais(e)s avec sincérité.

mercredi 4 mars 2009

Candidature aux Elections Européennes

LES RAISONS DE MA CANDIDATURES
AUX ELECTIONS EUROPEENNES



La Circonscription (Argenteuil/Bezons) dans Val d'Oise décompte environ 150 000 habitants dont 75 000 sont inscrits sur les listes électorales. Pour mémoire, au sein de cette communauté d'agglomération, le score du "NON" au TCE le 29 mai 2005 fut de 65%.

Compte tenu de ce contexte extrêmement favorable pour l'avenir du Parti de Gauche dans le Val d’Oise, il m'a semblé utile de présenter ma candidature pour participer à la liste francilienne du "Front de Gauche" aux élections européennes 2009.


Profession de foi

Pour une Europe de gauche décomplexée

C’est après une mûre réflexion que j’ai fait cet acte de candidature à l’investiture aux élections européennes. J’ai pris cette décision par conviction et par compétence.
Par conviction, car ces élections européennes sont l’occasion d’infliger à la droite et à la social-démocratie une lourde défaite électorale. A vrai dire le contexte national, européen et mondial n’a malheureusement jamais été aussi favorable. En effet, dans le cadre d’un « Front de Gauche », rassemblant la gauche française et toutes les forces de progrès, à l’instar de Die Linke en Allemagne, une gauche européenne décomplexée et forte pourra naître. Elle sera, dans un premier temps, en mesure de modifier d’une façon significative le rapport de force dans la composition du futur parlement européen. .
D’évidence, dans une crise systémique du capitalisme qui aggrave de jour en jour la situation économique et sociale, aucune personne, même parmi les plus avertis, ne se hasarde à faire ni évaluation, ni estimation concernant son ampleur, sa durée et ses conséquences. En revanche les causes sont connues et les remèdes aussi.
Notre Parti, dans son texte « Pour une autre Europe », adopté lors de son congrès fondateur, a fait une analyse juste, et a formulé des propositions réalistes et réalisables pour que l’unité Européenne sorte de l’inanité de ses règles actuelles.
Ces règles du système économique néolibéral, qui se caractérise par l’accentuation des inégalités sociales, l’affaiblissement du pouvoir public et la destruction de l’environnement, sont encore repris dans le traité de Lisbonne. Ce texte identique au TCE qui a été repoussé le 29 mai 2005 par 54,64% du peuple français, l’actuel Président de la république a pris la lourde responsabilité de le faire voter par plus des trois quarts des parlementaires. Ainsi il a davantage élargi la fracture entre les citoyens et l’appareil institutionnel de l’Union Européenne. Pis encore, il s’est fait désavouer parce qu’en juin 2006, il avait déclaré : « Etre un Européen conséquent et un homme politique responsable, c’est ne pas faire après le “non” français à la Constitution européenne comme s’il ne s’était rien passé ! Les Français nous ont adressé un message : je veux en tenir compte. ».
Il est donc temps de savoir écouter, entendre et de s’engager pleinement dans cette campagne européenne afin de faire valoir ce que les français ont exprimé à travers leur vote au référendum le 29 mai 2005. Nous n’avons pas le droit de ne pas réagir quand les valeurs qui fondent notre république sont menacées, en l’occurrence la démocratie populaire.
Ma candidature à un poste éligible s’inscrit dans cet esprit, avec pour objectif de situer mon action de député européen d’une part dans une relation du local au global, et d’autre part de l’individu à l’intérêt collectif.
Par compétence, car depuis plusieurs années, en tant que consultant dans le tourisme, je m’intéresse, d’une façon toute particulière, au bassin d’accueil européen qui est le premier au monde avec 3 grandes destinations : la France, l’Italie et l’Espagne.
Il est utile de préciser que ce secteur est le secteur économique dominant de l’Union Européenne. Il emploie environ 7 millions de personnes dans quelques 2 millions d’entreprises. En outre le tourisme, dans sa définition large, englobe les secteurs connexes comme les transports. Ce secteur représente plus de 11% du BIP et plus de 20 millions d’emplois.
Le tourisme concerne des domaines majeurs pour l’union Européenne :
- l’économie et l’emploi,
- l’aménagement du territoire,
- la cohésion économique et sociale,
- la démocratie et la citoyenneté
.
Ce secteur est aussi exposé aux prédateurs qui sont les investisseurs sans scrupule, exigeant une rentabilité excessive. De ce fait, ils ne tiennent pas compte de la durabilité du tourisme européen.

C’est pourquoi le parlement européen doit veiller sur ce secteur en élaborant une stratégie d’un alter développement basé sur les trois piliers qui sont :
- la prospérité économique,
- la cohésion et l’équité sociale,
- La protection de l’environnement
.
En me désignant, vous choisissez alors un candidat opérationnel qui connaît suffisamment la problématique du tourisme dans l’union Européenne mais aussi un candidat engagé en faveur de:
- la protection des ressources naturelles et la réduction de déchets,
- la conservation et la valorisation du patrimoine culturel,
- l’accessibilité des vacances pour tous
- l’amélioration de la qualité des emplois touristiques
.
Ces défis ne pourront être réalisés durablement qu’à partir du moment où l’union européenne changera radicalement de modèle économique ultra libéral. Celui-ci est bien évidemment incompatible avec un tourisme durable, solidaire et social.
Ali ROMDHANE.
Secrétaire du Comité
de Circonscription:Argenteuil/Bezons
du Parti de Gauche

mardi 24 février 2009

Voeux 2009 du Comité Argenteuil/Bezons

A toutes les Argenteuillaises et à tous les Argenteuillais

// Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire //.


Les membres du comité d’Argenteuil/Bezons du Parti de Gauche vous présentent tous leurs voeux de bonheur et de prospérité à vous ainsi qu’à vos proches.

Que l’année 2009 se distingue avec davantage de liberté, d’égalité et de fraternité. L’affirmation impérieuse de ces valeurs humanistes et universalistes est plus que jamais d’actualité.

Le Comité de Circonscription
Argenteuil/Bezons
du Parti de Gauche.

lundi 1 décembre 2008

Parti de Gauche/ Argenteuil en dynamique

Le Parti de Gauche est lancée : Argenteuil est en dynamique


L'essentiel est accompli. Le samedi dernier, le Parti de Gauche a été lancé officiellement. Notre feuille de route est fixée et nos règles de fonctionnement et d’organisation provisoires jusqu'à notre congrès fondateur sont d’ores et déjà formalisées.

Personnellement j'attendais cet acte politique majeur avec impatience. Car comment pourrait-on être de gauche et tourner le dos à cette crise financière avec son cortège de restriction économique et de tension sociale ?

Comment aussi prétendre être de gauche et rester inerte, sans voix et englué dans des querelles d'ego en reléguant au second plan ce qui inquiète les argenteuillais et d’une façon plus générale les français.

C'est pourquoi, j'entends m'investir avec beaucoup d'enthousiasme au « Comité du Parti de Gauche » local des militants et de soutien afin de rendre ce nouveau Parti de Gauche visible, tout particulièrement, à Argenteuil.

Nous avons d’ores et déjà, pris la décision d’intensifier nos actions militantes à travers la distribution des tracts et le collage des affiches dans tous les quartiers de la ville. Nous serons également des acteurs actifs et présents à toutes les manifestations locales pour nous opposer frontalement à la politique de droite dans tous les domaines et par tous les moyens d'actions républicains mis à notre disposition.

Les membres du« Comité du Parti de Gauche » local sont déterminés à faire d’Argenteuil une ville exemplaire pour l’unité de la gauche, et de toutes les forces de progrès ainsi que les alter mondialistes. Nous voulons relever ce défi sans aucun préjugé, sans aucune hégémonie et dans le respect de l’identité de chacun.


Lancement réussi !

Le meeting de lancement du Parti de Gauche s'est tenu samedi 29 novembre à l'Ile St Denis devant plus de 3000 personnes. C'est un énorme succès, surtout si l'on sait que cette initiative a été préparée en deux semaines. Ceci montre qu'il existe une attente profonde dans notre peuple pour un parti de gauche digne de ce nom. Les interventions très applaudies des fondateurs du Parti de Gauche ont permis de présenter l'ambition du PG, ses objectifs et ses principales orientations. La présence de plusieurs ambassadeurs et de représentants des partis de gauche latino-américains (Venezuela, Cuba, Chili, Bolivie) a rappelé la dimension internationale de notre combat. Nous avons eu la fierté et l'émotion d'entendre un message d'Evo Morales saluant la création du Parti de Gauche. Ou encore d'écouter les paroles du cinéaste Robert Guédiguian. De même, des dirigeants venus de toute la gauche étaient présents, démontrant qu'ils considèrent la naissance du PG comme une chance et non comme une concurrence. Les textes des interventions seront disponibles sur le site (http://www.lepartidegauche.fr/) à partir de lundi et les vidéos à parti de mercredi. Vous pouvez y trouver déjà les premières photos du meeting.

Agenda
Décembre : réunions de constitution des comités locaux du Parti de Gauche

samedi 22 novembre 2008

L' appel pour rejoindre le Parti de Gauche


Ci-dessous, l'appel que j'ai signé pour rejoindre la dynamique lancée par Jean-Luc MELENCHON et j'expliquerai dans quelques jours pour quelles raisons je rejoins cette démarche.


L'APPEL



Nous soutenons l’appel à la construction d’un nouveau parti de gauche lancé par Jean-Luc

Mélenchon et Marc Dolez. En effet nous ne trouvons pas notre compte avec la gauche telle qu’elle est aujourd’hui. La crise du capitalisme éclate sous nos yeux. Mais la gauche n’apparaît pas comme une alternative. Elle échoue à s’opposer efficacement à la droite. Elle y renonce même parfois ! Dans plusieurs pays européens, les partis majoritaires à gauche gouvernent avec la droite. Nous ne voulons pas perdre notre temps et notre énergie à attendre qu’ils se ressaisissent. C’est maintenant qu’il faut agir pour un nouvel horizon pour le futur de l’Humanité. Rien de moins.


C’est pourquoi la construction de ce nouveau parti de gauche est une bonne nouvelle. Tourner la page du capitalisme quand il nous replonge dans les débâcles qui ont déjà fait les désastres du passé, c’est si difficile. Mais c’est l’urgence ! Transformer le système et le contenu de la production pour éviter la catastrophe écologique qui s’avance, cela parait une tâche tellement hors de portée. Mais c’est vital ! Changer la répartition des richesses pour que le plus grand nombre vive enfin dignement, cela semble ardu. Mais pouvons-nous accepter l’enrichissement colossal d’une petite minorité pendant que la misère s’étend ? Refonder la République et redonner le pouvoir aux citoyens en toutes choses, c’est devenu presque utopique. Mais sinon quel moyen pour changer le monde ? Faire vivre une laïcité intransigeante, c’est désormais un engagement souvent vilipendé. Mais sans cela, quelle société laisserait-on s’imposer ? Construire une Europe enfin démocratique et sociale, cela heurte de front le Traité de Lisbonne ? Mais la solidarité des peuples vaut mieux que leur concurrence !


Tout cela il faut oser le vouloir, ici et maintenant, en faire un programme de gouvernement, un projet de rassemblement majoritaire de notre peuple. Pour cela il faut bousculer les conformismes, les opportunismes, les sectarismes, la résignation. Die Linke en Allemagne a montré que cette ambition pouvait faire son chemin. En France, nous le pouvons aussi. Nous savons de quelle magnifique et longue histoire nous pouvons être les héritiers. Nous pouvons reconstruire une gauche digne de ce nom, sans complexe face à la droite et au capitalisme. C’est pour cela que nous soutenons la création du nouveau parti de gauche.

vendredi 26 septembre 2008

Capitalisme du désastre

Face au « capitalisme du désastre », les socialistes doivent se mobiliser

Les médias et la crise
La crise financière actuelle, déclenchée aux Etats-Unis, n’épargne aucun pays. De plus elle entraîne dans son sillage une kyrielle d’autres crises. Les médias commencent à s’y intéresser, dans la mesure où cette crise menace très sérieusement l’économie mondiale. . Quotidiennement, les journaux lui consacrent plusieurs pages, les chaînes de télévision et les radios invitent des économistes, des analystes financiers afin d’expliquer les origines de cette crise financière.

On peut aisément constater à travers ces efforts médiatiques deux failles. La première est l’absence de témoignage de banquiers français et de clients. La deuxième est l’incapacité de tous ses experts en finance à donner des explications financières compréhensibles.

Le lexique des experts et la carence de pédagogie
Tous ceux qui se sont exprimés sur ce thème utilisent un lexique financier universel (hedge fund, subprime, marché optionnel, vente à découvert, gestion des sicav monétaire dynamique, crédit crunch, swap etc...,) qui est de nature à complexifier la compréhension de toutes ces opérations par le plus grand nombre de nos concitoyens. Ce n’est pas de cette manière que la population pourra d’une part prendre conscience de la réalité de cette récession et d’autre part acquérir une culture économique et financière.

D’où provient ce manque d’effort de vulgarisation ? Est-ce de peur de susciter la panique parmi la population française ? Ou tout simplement parce que les acteurs mêmes de cette crise ne maîtrisent plus la situation ?

En essayant de comprendre ce contexte financier, on constate que même les plus initiés ne sont pas capables d’apprécier exactement les pertes, les origines et les responsables de cette crise. Ils sont aussi dans une incapacité notable d’évaluer les retombées générées par ce « capitalisme du désastre », et encore moins de préciser la durée de cette catastrophe financière.

L’interventionnisme des autorités politiques et monétaires
Cette crise continue à engloutir des centaines de milliards de dollars et d’euros. Dans le but d’éviter une récession économique mondiale en assurant une certaine stabilité sur les marchés financiers, les autorités politiques et monétaires des États-Unis sont contraintes d’injecter des sommes colossales.

Nul doute que toutes ces tentatives ont un seul objectif, c’est de sauver en priorité et dans la précipitation le système du « capital du désastre » En effet plusieurs fleurons de la finance américaine, de puissance mondiale, ont aujourd’hui fait faillite (Lehman Brothers et Washigton Mutual). Plusieurs autres sont devenus fragiles et connaissent actuellement de sérieuses difficultés.

Cependant la nature des mesures prises par les autorités américaines est en total contradiction avec son système économique et social. Celui-ci est caractérisé par le « libertarisme » qui est basé sur le principe de prendre à certains ce qui leur appartient afin de le redistribuer à d’autres, c’est du vol et de l’esclavage. Or la finalité de toutes les décisions, déjà prises, concourra à privatiser les profits et à socialiser les pertes.
La situation économique et sociale dans notre pays
Dans notre pays, la plupart de nos concitoyens subissent de plein fouet la baisse de leur pouvoir d’achat, la difficulté de se soigner correctement, la ségrégation spatiale et ses stigmates, l’accès aux besoins primaires tels l’eau, le logement ou l’électricité, les réelles difficultés financières des crédits relais, la baisse des transactions immobilières. Tout en étant conscient de ses multiples difficultés de la population, le pouvoir politique se réfugie dans un silence épatant sur les méfaits de cette crise. Le gouvernement de droite est en train de payer le prix fort de son mauvais choix de la politique fiscale, notamment à travers « le bouclier fiscal ». Cette politique fiscale est devenue au fur et à mesure invisible tant aux yeux des particuliers que des entreprises. A cause de ces mesures incohérentes économiquement et injuste fiscalement, le gouvernement n’a hélas plus aucune marge de manœuvre pour mener à bien une politique budgétaire.

C’est pourquoi, nous ne sommes pas à l’abri d’une récession économique qui détériorerait davantage le niveau de vie des couches sociales les plus vulnérables de notre pays

Le rôle de l’Etat
D’où l’interrogation légitime non pas sur l’Etat providence mais sur le retour de l’Etat régulateur qui anticipe les crises : financières, économiques, sociales et surtout environnementales. Mais il est fort à craindre que, dans un souci de moraliser le « capitalisme du désastre », une reprise économique aussi rapide qu’hypothétique se réaliserait aux forceps.

Aujourd'hui les plus dubitatifs reconnaissent que la logique de réagir au seul gré des acteurs financiers, comporte un risque imminent qui aboutira, dans quelques années, à une double crise : celle du « capitalisme du désastre » et celle de "la catastrophe écologique et environnementale".

La réactivité des socialistes
Le Parti Socialiste réformiste dans son essor, croyant à l’épanouissement de tout individu dans la société, ne peut se permettre de voir ses responsables, ses élus et ses militants inertes face à ce « capitalisme du désastre ». D’autant plus forts par leur implantation local, les élus socialistes locaux disposent de tous les moyens et leviers logistiques et humains pour organiser, dans le cadre de l’éducation populaire et citoyenne des actions coordonnées afin de vulgariser cette crise financière : appréhender ses origines, mesurer ses effets actuels, ainsi que ses conséquences à moyen et long terme.

Qui plus est, dans les universités d’inter âges, il est possible d’inviter des conférenciers en économie, des professionnels dans la finance qui participeront à la formation économique et financière de nos concitoyens. De même, des débats peuvent être programmés et animés dans le cadre de la démocratie participative.

Voilà un projet politique, qui tient compte de la transparence en économie et en finance, en direction de nos concityens, que les socialistes doivent relever.

mercredi 17 septembre 2008

NOTRE HÔPITAL EST EN DANGER!!!

Disons la vérité aux argenteuillais
Témoignages
Lors de la réunion du Comité de Défense de l’hôpital d’Argenteuil qui a eu lieu le 10 septembre 2008, le témoignage des citoyens sur la qualité des soins est très inquiétant. Celui des professionnels est encore plus alarmant. Ces derniers affirment que leurs conditions de travail vont de mal en pis. D’autant plus les différents projets hospitaliers, décrétés par la direction et entérinés malheureusement, au début de cet été, par le conseil d’administration, rendront la situation davantage difficile, voire ingérable.

A juste titre, les représentants du personnel commencent à s’interroger très sérieusement sur les promesses faites par la gauche pendant la dernière campagne municipale.

C’est pourquoi, ils estiment que si rien ne se fait pour résoudre les problèmes anguleux qui sont à la fois de nature structurelle et conjoncturelle de l’hôpital d’Argenteuil, l’environnement y sera humainement inacceptable et matériellement insupportable.

D’ores et déjà les ennuis sont vécus pratiquement au quotidien tant pour les patients que pour le personnel. Des femmes qui accouchent à l’hôpital sans que la maman puisse disposer d’un lit dans des délais acceptables ni qu’elle soit non plus rassurer de la sécurité de son bébé. Quant au personnel, il est contraint de faire face à la récurrence de rupture de stocks de matériels de tout genre. Même les gants de soins ne sont pas à l’abri de ces aléas.

A vrai dire, cette dégradation que connaît l’hôpital d’Argenteuil ne date pas d’hier. Mais force est de constater qu’elle s’est aggravée très rapidement ces dernières années.

La détérioration de la situation financière
Aujourd’hui le déficit atteint environ 38 millions d’euros. Il serait donc naïf de croire ou de faire croire aux argenteuillais que la rallonge budgétaire obtenue cette année de 8 millions d’euros sur 3 ans suffirait pour remettre les comptes à flot. De plus, sans vouloir jouer au cassandre, cette somme ne l’épargne pas non plus d’une éventuelle cessation de payement.
Par conséquent la prémisse d’une nouvelle gouvernance à l’hôpital d’Argenteuil d’ici 2012 avec un tel niveau d’endettement est donc un leurre. Il est bien clair qu’en l’absence d’une politique cohérente de santé au niveau national, la droite, est en train de s’enliser dans la gestion budgétaire à cause des « caisses vides de l’Etat ».

La nouvelle gouvernance
L’hôpital n’est pas une entreprise comme les autres et notre système de santé est basé sur le principe de solidarité. Toutefois, la réussite d’une nouvelle gouvernance, quelque soit le secteur d’activité, nécessite des dépenses supplémentaires .Et la rationalisation de la gestion s’appuie d’une part sur une méthodologie clairement définie, et d’autre part sur l’implication de toutes les parties prenantes dans le pilotage de changement escompté.

Contester ce processus, c’est prouver que l’analyse de la situation de l’hôpital ne correspond pas tout à fait à la réalité et que les solutions préconisées ne pourront en aucun cas améliorer l’efficience du service public
La réaction de la gauche
Le groupe socialiste et apparentés, conscient de la complexité de cette problématique, a déjà présenté une motion à la séance du 24 mars 2006 du conseil général, par les voix de Gérard SEBAOUN et Bernard GALABUIG. Celle-ci voulait mandater le président de droite de l’époque, en sa double qualité de conseiller général et de parlementaire, afin qu’il interpelle le Ministre de la santé sur la situation difficile des hôpitaux valdoisiens.

Nul doute que cette motion fut rejetée par la droite.

Nonobstant, la gauche devenant en mars dernier majoritaire au Conseil général, son président Didier Arnal a repris ce problème à bras le corps. En effet dès le mois de juin dernier, il a sollicité un entretien avec l’actuel Ministre de la santé en vue de lui dresser l’état de délabrement du service public dans les hôpitaux valdoisiens.

Mobilisons les forces de gauche
D’évidence, la problématique de la santé est à fortiori une affaire politique. C’est pourquoi, au cours de cette réunion, il m’a donc semblé utile de suggérer, aux membres du Comité de Défense de l’Hôpital, l’élargissement de ce mouvement à toutes les forces de gauche (élus et militants) ainsi qu’à tout le mouvement associatif et syndical dans les communes concernées par l’aggravation de la situation humaine et financière de l’hôpital d’Argenteuil.

Je suis persuadé que seule une dynamique unitaire est en mesure de bâtir un rapport de force susceptible d’infléchir le gouvernement. Dans le cas contraire, nous ne pourrons plus échapper à la privatisation de la sécurité sociale qui pointe du nez sans se déclarer. Elle avance d’une façon insidieuse et de manière à prendre en otage les catégories sociales les plus défavorisées.

Les forces de gauche ne peuvent, sans réagir, accepter l’altération de notre système de sécurité sociale. D’autant plus, il existe malgré tout des solutions qui permettent, en toute transparence, de préserver la qualité des soins dans nos hôpitaux publics. Ainsi l’esprit de la sécurité sociale caractérisé par la politique sociale universelle en faveur de tous les citoyens, ne sera fragilisé.

En tout état de cause l’urgence des mesures autant concrètes qu’efficace en faveur de l’hôpital d’Argenteuil est bien réelle.